• Accueil
  • Rechercher
  • A-
  • A
  • A+
Champagne sur Seine
Bandeau inférieur

Notre ville/Histoire & Patrimoine/Patrimoine

Patrimoine

L’église Notre-Dame

Eglise Notre-DameZoomC’est un édifice dont les parties les plus anciennes datent du XIIe siècle. Le maître-autel, en bois peint, présente au dessus d’un autel en tombeau galbé et mouluré, un retable dont les colonnes corinthiennes supportent un fronton courbe au-dessus d’une gloire de nuages. Cette œuvre du XVIIIe siècle décore le chevet de cette église. La cloche de l’eglise est dénommée Jeanne-Antoinette et a été fondue en 1859 par Dubuisson Gallois de Paris. Le décor floral de la cloche représente une grappe de raisin symbolisant la culture alors florissante du chasselas. A noter qu’autour de l’église, un réseau de ruelles et de petites cours témoignent du vieux bourg, dans lequel les vignerons trouvaient un repos bien mérité.

L’église Saint-François

L’église Saint-FrançoisZoomArchitecte Michel Marot, vitraux Henri Martin-Granel. L’église réalisée en 1965 est un bâtiment de caractère, au clocher pointu et ajouré et recouvert d’ardoises. Elle est construite en moellons de pierres, émaillée de trois cents quatre fenêtres très petites à vitraux de dalles de verre qui rythment la façade. L’auvent, qui joue le rôle de narthex et protège la porte a été ajouté en 1992. Les salles annexes ont été réalisées en 1975. L’intérieur de l’église est remarquable par l’organisation de l’espace triangulaire, sculpté par les lumières douces et colorées des fenêtres. L’espace liturgique est abrité dans un angle. Un puits de lumière, provenant du clocher lanterneau éclaire le plafond en bois.

L'église russe

Eglise russeZoomEn 1938, sur un coteau dominant le fleuve, la ville de Champagne-sur-Seine voit s’édifier une petite église orthodoxe. Les ouvriers, exilés russes, de l’usine Schneider construisent avec courage, volonté, générosité et passion leur lieu de culte. En 1982, la colonie russe s’éteint. Elle lègue à la ville de Champagne l’église orthodoxe pour en faire un musée. 2010, l’église russe a soixante dix ans. Il est possible de la visiter lors des journées du patrimoine et ainsi d’y admirer la collection d’icônes. La mairie, aidée par la fondation du Patrimoine, entreprend sa restauration. Elle veut, en restaurant ce bâtiment, garder un lieu de mémoire qui témoigne de l’Histoire, celle de l’Europe, celle des peuples, celle des hommes. L’église russe permet comprendre comment se conjuguent, au fil du temps, les destins des hommes, comment se bâtissent les cités, comment se mêlent les cultures.

Le bourg ancien

ZoomSe promener dans Champagne permet de découvrir le « bourg ancien », niché autour de l’église, et également « la ville nouvelle » de 1900 avec l’usine puis les différentes zones de blocs et de pavillons, disséminées autour de l’usine, et destinées aux différents types de familles de salariés. Rue Clémenceau, place Paul Jay, c’est le cœur de la nouvelle cité. M. Delaire, l’architecte, a conçu un plan d’urbanisme dont les immeubles en meulière, offrent logements variés (270 au total) et boutiques (44) pour les ouvriers. Rue des Près Les pavillons (1903) implantés dans une zone résidentielle offraient plus de confort et d’espace. Ils étaient destinés « au haut personnel de l’usine ». En 1950, des « copies » furent construites à côté. Rue de Bourgogne, de Bretagne, la traversée de la zone industrielle offre un panorama sur le stade et le vélodrome, héritage de l’usine. L’ancienne fonderie est située au bord du fleuve. 
Aubépine, ce quartier, construit en 1920, se compose de 11 « maisons en bande » correspondant à 96 logements. Chacun possède jardin et cave. Bien que de construction modeste, ce quartier a eu l’attrait de la campagne pour les ouvriers.

L'usine

Entreprise Schneider &Cie du CreusotZoomConstruite par l’architecte Paul Friésé en 1900, l’usine possède des volumes exceptionnels, équilibrés et rythmés par la pierre et le verre. Les bâtiments adjacents, réalisés en fonction des besoins, témoignent de la vitalité de l’entreprise au cours du XXe siècle. De nombreux détails architecturaux soulignent son caractère majestueux. L’utilisation de la brique permet de donner quelques touches de relief et de couleur. Rue de la libération A l’angle de la rue du Merisier, l’ancienne coopérative (1905) est devenue une boulangerie. La cité des alouettes (1910) est formée de deux bandes de maisons, dont les caractéristiques (pans de bois et bow-windows) reflètent le style anglo-saxon. Rues des jardins, de l’aubépine, du Loing, la cité Loyson, est composée de 10 pavillons (23 logements en 1910). Avec cet ensemble démarre l’urbanisation du sud de l’usine. Ce lotissement jouxtait les jardins ouvriers des Basses Godernes. 
De 1953 à 1959, un projet d’accession à la propriété pour une centaine de pavillons est mené grâce au principe de la coopérative.