L'HISTOIRE DE CHAMPAGNE SUR SEINE

 

    La Seine est un des éléments majeurs de notre commune puisque  son nom figure dans sa dénomination et qu'elle  constitue une frontière avec les communes de Veneux les Sablons et Thomery.
La liaison entre les communes se faisait grâce à un bac. Mais après un terrible drame, le gouvernement décida de le remplacer par un pont à péage, mis en service en 1864.

    Le raisin représentait la richesse de la commune et les transports par bateaux étaient quotidiens. L'embarquement s'opérait sur le port du quai de la Grange-du-Temple, actuelle rue Lucien Gaudefroy.
L'implantation de la voie  ferrée, coupant le village en deux, fut l'une des causes de la disparition de la culture du  raisin.
La nouvelle voie de chemin  de fer et les attaques  des parasites, ont eu raison  des vignes.

« Le destin allait décider d'une autre  vie pour Champagne, avec la création en 1903 de l'usine Schneider, spécialisée  dans le matériel électrique. »

Dès la première année, il y eut 560 agents employés.
Entre le  début de la guerre de 1914, et la révolution de  1917 en Russie, une nombreuse  colonie russe  s'installe et se fixe à  Champagne. Elle  trouvera  des emplois à l'usine  Schneider.

En 1929, naîtra la nouvelle société «Le Matériel   électrique S.W.». Le  capital atteindra 150 millions  de francs et l'effectif  du personnel 1200  personnes.

Durant la seconde guerre  mondiale et l'occupation,  l'histoire de Champagne  se confond avec celle de l'ensemble des villages  de France. Fin  août 1944, Champagne  sur Seine est libérée ! 

Après la Seconde guerre  mondiale, l'usine est en plein  essor. Peu de temps après la fusion avec Jeumont, suite à de  nouvelles fabrications, 2773 personnes travaillent sur ce  site.
En 1989, la situation  s'aggrave fortement.
Plusieurs unités de fabrication  quittent la ville de Champagne.

Au début des années 1990, le site Jeumont-Schneider se trouve partagé entre plusieurs entreprises. A la fin du siècle  dernier, la « séparation »  de la ville et de la société  est définitivement consommée.

« Le site Jeumont-Schneider est  dénommé depuis ce  temps Zone E.T.I.C. »

En 1928, l’école Lafayette Pittsburg, créée en 1919, fusionne  avec l'école Schneider.
Dès 1930 l'école est ouverte à tous.  Celle-ci forme, depuis  cette date, des techniciens  de grande valeur, en génie électronique, en  informatique industrielle,  en mécanique de production  et prépare à l'entrée aux grandes écoles.

L'Histoire de la Mairie

Elle fut d'abord installée dans la rue Haute, du côté de la rue rejoignant vers la gare. Puis elle fut transférée rue des Célestins, dans la maison Piat, où elle demeura fort longtemps. La ville s'étant développée par ailleurs, la mairie se trouvait excentrée, et trop exigue pour satisfaire les besoins d'une ville en pleine croissance. Le Conseil Municipal décida donc de rechercher un autre lieu d'implantation. 
Le pavillon moderne dénommé « Les Chardons » situé 149, rue Grande, proche des nouveaux quartiers, était en vente, suite au décès de M. Beugras, la municipalité se porta acquéreur, et installa ses services dans cette propriété.

Louis Beugras, originaire du Creusot, vint travailler aux Ets Schneider au début du siècle. Il oeuvra si dur qu'il se hissa en haut de l'échelle sociale. Il quitta la société Schneider et devint directeur des chantiers navals de Saint-Nazaire, où il termina sa carrière, à la SOMUA en construisant des chars d'assaut et du matériel de guerre. 
A l'heure de la retraite, Louis Beugras décida de revenir à Champagne et de se faire construire un « château ». Il choisit ce lieu en hauteur face aux Ets Schneider où sa carrière avait commencé. Durant la seconde guerre mondiale, Louis Beugras est favorable à la puissance occupante, et son fils Albert devient le bras droit du patron du parti populaire français. A la Libération, des comptes ont été demandés aux occupants qui recevaient très souvent des officiers allemands.

Mais aujourd'hui, les « Chardons » sont au service de la communauté et abritent la puissance publique communale.

L'église Notre-Dame

    L'église Notre-Dame est un modeste édifice dont les parties les plus anciennes datent du 12ème siècle. La nef et le bas-côté ont été reconstruits au XVII ième siècle. C'est l'édifice le plus modeste  du canton. Le maître-autel, en bois peint, présente au-dessus d'un autel en tombeau galbé et mouluré, un retable dont les deux colonnes corinthiennes supportent un fronton courbe au-dessus d'une gloire de nuages et rayons surmontant un cadre vide de son tableau. Cette oeuvre charmante d'une bonne facture du XVIIIème siècle décore au mieux le chevet de cette  église et constitue d'ailleurs le seul meuble intéressant.
La cloche de l'Eglise est dénommée Jeanne-Antoinette, elle a été fondue en 1859 par Dubuisson Gallois de Paris. Sa marraine est Jeanne Robertine Marquise d'Orvilliers, propriétaire du château de Graville, et son parrain, Antoine-Pierre Godard, propriétaire à Champagne. A noter le décor floral du haut de la cloche représentant une grappe de raisin symbolisant la culture alors florissante du chasselas.

L'église Saint-François-d'Assise

    L'église Notre-Dame s'est vite avérée trop petite pour satisfaire aux besoins de l'expression de la foi dans la commune en pleine expansion. Le besoin d'un second lieu de culte pour le Sud de la paroisse se faisait pressant. Une petite chapelle en bois fut édifiée, grâce à la bonne volonté des résidents du quartier, rue des Vallées à l'Aubépine (emplacement de la salle Picasso), et placée sous le vocable de Sainte Jeanne d'Arc. Ce bâtiment n'offrant pas vraiment de garanties de sécurité, en 1963, un petit groupe d'hommes résolus envisagea la construction d'une nouvelle église dans la partie Sud de la ville, moderne, digne de la paroisse de Champagne.
Un comité se constitua autour de l'abbé Jacques de Barrale, curé de la ville, et prit le nom de Comité « Saint-François-d'Assise ». Au départ de l'Abbé Jacques de Baralle en 1963, son successeur l'Abbé Kroon, rejoint les projets de son prédécesseur. C'est au cabinet d'architecture Marot de Paris, que le Comité fit appel pour établir le projet et réaliser l'oeuvre. La première pierre fut posée le 30 mai 1964, et le 29 août 1965 l'église fut bénite par Monseigneur Ménager. En 1992, un porche fut ajouté à l'édifice.

 

La Chapelle Russe

    Les Russes émigrés à Champagne après la révolution russe de 1917, se sont réunis et ont créé une société  pour acheter un terrain et y construire une chapelle destinée à  assurer l'exercice du culte orthodoxe. Un terrain fut acquis. La situation surélevée et dégagée avec une belle vue sur la vallée de la Seine convenait parfaitement à l'implantation de cet édifice.

    Le projet de construction fut mené par M. Popandopoulo, ingénieur-projeteur à Fontainebleau, qui avait déjà à son actif la construction d'autres églises en France. Les travaux commencèrent en mai 1938 et l'église fut consacrée par le père Euphymi, pope d'un couvent russe près de Melun, le 24 septembre 1939. Elle est dédiée à « Notre-Dame-de-Toutes-les-Protections ». La chapelle fut cédée à la Commune de Champagne en 1980. La ville assure l'entretien du bâtiment et, depuis 2002, cet édifice est ouvert au public lors des Journées Nationales du Patrimoine. Deux Popes sont venus en 2004 et ont traduit les titres des tableaux et icônes de la chapelle.

 Les artistes de Champagne

    Le sculpteur François Cogné (1876-1952) fit de solides études à l'école Boulle pour se préparer aux métiers d'art. Après sa participation à la 1ère guerre mondiale, il se spécialise dans les hommes de l'armée, hommes politiques, et artistes. Il vécut à Thomery et à Episy. Le 16 octobre 1921, le « Monument aux morts de la grande guerre » est inauguré. L'oeuvre de François Cogné reçut la médaille du Salon des Artistes Français.

    Le peintre Pierre Bary (1913 ...) est spécialiste des décors de théâtre, de dessins au trait, portraits, paysages et  natures mortes mondialement connues. La famille, après avoir habité jusqu'en 1970 à Montmartre, s'installe à la campagne. Leur choix se fixa sur les hauts de Champagne sur Seine.

Les poètes :

Gaston Schnee, Marcel Buisson (1924-1993), Josiane Moinet-Rigault, Bernard Regnault, Gustave Hodebert, Achille Lez.

Fernand Gregh (1873-1960)  est un Académicien aux nombreux écrits. Le collège fut baptisé de son nom le jour du centième anniversaire de sa naissance, le 14 octobre 1973. Il s'est passionné très jeune pour la poésie. La campagne champenoise fut une source d'inspiration pour lui, si ouvert aux beaux mots de la langue française, aux résonances et vibrations des mots.

Champagne aujourd'hui

 La Commune de Champagne-sur-Seine s'étend aujourd'hui sur 728 ha et fait partie de la Communauté de Communes Moret Seine et Loing, avec les villes de : Ecuelles, Episy, Montarlot, Moret-sur-Loing, Saint-Mammès, Thomery, Veneux-les-Sablons, Vernou-la Celle-sur-Seine, Villecerf, Ville-Saint-Jacques, Villemer.

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